Decathlon annonce 60 à 90 km d’autonomie sur la fiche produit de l’Elops 900 E. Sa propre page d’assistance annonce 40 à 70 km. J’ai roulé deux semaines avec ce vélo de ville électrique à Pau, en vélotaf, à 93 kg sur la balance. Résultat : 79 km en mode Eco et 49 km en mode Power, batterie vidée jusqu’à l’extinction. Ce test répond donc à une question que le constructeur lui-même n’arrive pas à trancher.

Mon exemplaire sort du magasin avec 0,1 km au compteur et une batterie livrée à 89 %. Je commence par une journée d’essai sur route mouillée, puis j’enchaîne deux semaines de trajets domicile-travail de 3,6 km. Températures au-dessus de 30 °C tous les jours, aucune pluie sur cette seconde période.
Mon verdict tient en une phrase : ce vélo tient ses promesses d’autonomie, mais pas ses promesses d’assistance. Le moteur de 35 Nm vous décharge d’environ la moitié de l’effort en côte, loin des chiffres affichés par Decathlon. À 1 299,99 €, l’équipement reste difficile à battre pour un usage strictement urbain.
Ma notation de l’Elops 900 E
| Critère | Note | Mon constat terrain |
|---|---|---|
| Moteur et assistance | 2,5/5 | +114 % d’assistance réelle mesurée sur une pente à 4,7 %, contre +330 % annoncés |
| Batterie et autonomie | 4/5 | 79 km en Eco à 93 kg, sur des trajets courts qui pénalisent la consommation |
| Freinage | 3,5/5 | Mordant immédiat sur sol mouillé, couinement bref les premières secondes |
| Transmission | 2,5/5 | Chaîne qui saute au redémarrage en gros braquet, plage trop courte en côte |
| Confort | 4/5 | Aucune gêne sur 3,6 km, potence conservée au réglage d’origine à 1m80 |
| Équipements | 3,5/5 | Console précise à 1 %, mais phare de 20 lux trop juste dans le noir |
| Rapport qualité/prix | 4/5 | Fourche, éclairage intégré et 417 Wh à 1 299,99 € |
| NOTE GLOBALE | 3,4/5 | Une batterie honnête et un équipement complet, freinés par une motorisation qui promet plus qu’elle ne donne |

Fiche technique complète de l’Elops 900 E
Voici les caractéristiques vérifiées sur la fiche officielle Decathlon, mise à jour en [auto_last_update format= »F Y » before= » »]. Les valeurs que j’ai mesurées apparaissent sur fond distinct dans le tableau.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Modèle | Elops 900 E, cadre bas et cadre haut |
| Prix public | 1 299,99 € |
| Cadre | Aluminium 6061, finition bleu mat |
| Poids total | 25,4 kg avec batterie |
| Tailles | S/M de 1,55 m à 1,75 m • L/XL de 1,75 m à 1,95 m |
| Moteur | Moyeu arrière brushless 36 V, 250 W max |
| Couple | 35 Nm |
| Capteur | Capteur de cadence, pas de capteur de couple |
| Contrôleur | DRIVER 2024 |
| Batterie | Lithium-ion LG ou Samsung 36 V, 11,6 Ah, 417 Wh |
| Autonomie fiche produit | 60 à 90 km |
| Autonomie assistance Decathlon | 40 à 70 km |
| Autonomie que je mesure | 79 km en Eco • 49 km en Power |
| Temps de charge | 3 h 30, conforme à mon relevé |
| Assistance | 3 modes plus mode Walk, coupure à 25 km/h |
| Console | LCD, pourcentage batterie, ODO, TRIP, TRIP TO GO, port USB |
| Transmission | Mono-plateau 42 dents, roue libre Shimano TZ500 14-28, 7 vitesses |
| Développement | 3,21 m à 6,42 m |
| Freins | Disques mécaniques Tektro à câble, avant et arrière |
| Fourche | Suntour Nex, débattement 63 mm |
| Roues et pneus | 28 pouces double paroi, 36 rayons, CST 700×40 |
| Pression conseillée | 3,5 à 5 bars |
| Porte-bagages | Normé 27 kg, compatible siège bébé |
Que vaut réellement l’assistance électrique ?
Premier point à clarifier, parce que plusieurs sites se trompent : l’Elops 900 E n’a pas de capteur de couple. Il fonctionne avec un capteur de cadence, qui déclenche l’assistance dès que les pédales tournent. La force que vous appliquez n’entre pas dans l’équation.

Pour évaluer ce moteur, je choisis la montée de l’avenue Napoléon Bonaparte, à Pau. Elle grimpe du niveau de la gare jusqu’au Boulevard des Pyrénées, la terrasse que le funiculaire franchit juste à côté. Les données altimétriques IGN donnent 538 m de longueur, 25,5 m de dénivelé, 4,7 % de pente moyenne et 6,4 % au plus raide.
En mode 3, je stabilise entre 20 et 22 km/h sans effort violent. Le vélo grimpe, donc. Mais faisons le calcul, parce qu’il change la lecture de cette performance.
À 21 km/h sur 4,7 %, avec 93 kg de cycliste et 25,4 kg de vélo, il faut produire environ 470 W. Le moteur plafonne à 250 W puisque Decathlon écrit bien « 250 W max ». Je fournis donc les 220 W restants, soit à peine moins que la machine.
Decathlon annonce que le mode 3 amplifie votre pédalage de 330 %. Dans les faits, j’obtiens +114 %. L’écart s’explique simplement : pour tenir +330 % avec un moteur limité à 250 W, il faudrait pédaler à moins de 76 W. Le tableau ci-dessous montre où chaque mode décroche.
| Mode | Amplification annoncée | Votre puissance maximale pour la tenir |
|---|---|---|
| Mode 1 (Eco) | +100 % | 250 W |
| Mode 2 (Normal) | +220 % | 114 W |
| Mode 3 (Power) | +330 % | 76 W |
Concrètement, l’assistance annoncée existe tant que vous pédalez tranquillement. Elle s’évapore dès que vous forcez, c’est-à-dire précisément quand vous en avez besoin. Un cycliste de 70 kg peu entraîné passera plutôt à 14 ou 16 km/h sur cette même montée.
Second effet du capteur de cadence : à 21 km/h vous approchez déjà de la coupure réglementaire des 25 km/h. L’assistance se réduit donc au moment où l’effort culmine. Voilà le vrai reproche à faire à cette motorisation, plus précis que le simple « manque de dynamisme » qu’on lit partout.
Sur le plat urbain, le tableau change du tout au tout. L’assistance démarre au premier quart de tour, tient la vitesse de croisière et fonctionne sans bruit notable. Pour aller de la place Gramont au centre-ville, elle remplit son rôle.
Autonomie réelle : mes relevés sur le terrain
Voici la partie qui m’a le plus surpris, et pas dans le sens habituel. Decathlon se contredit lui-même sur l’autonomie de ce vélo. La fiche produit annonce 60 à 90 km. La page d’assistance officielle, celle qui traite les réclamations, annonce 40 à 70 km.

Mon protocole diffère des tests classiques. Je ne roule pas 80 km d’une traite sur une voie verte. J’accumule une vingtaine de trajets de 3,6 km, matin et soir, sur le plat du centre-ville de Pau. Chaque départ arrêté sollicite le moteur à fond, ce qui représente le cas le plus défavorable pour un moyeu à capteur de cadence.
| Source | Fourchette annoncée | Écart avec mes relevés |
|---|---|---|
| Fiche produit Decathlon | 60 à 90 km | −12 % en Eco, −18 % en Power |
| Page d’assistance Decathlon | 40 à 70 km | +13 % au-dessus du maximum en Eco |
En mode Eco, je parcours 79 km avant extinction complète. Decathlon annonce 90 km sur sa fiche produit, donc 12 % d’écart seulement. En mode Power, je descends à 49 km contre 60 annoncés, soit 18 % d’écart. Ces deux chiffres sont obtenus à 93 kg, au-dessus du gabarit de référence habituel.
Rapporté à la capacité de 417 Wh, cela donne une consommation de 5,3 Wh/km en Eco et de 8,5 Wh/km en Power. Vous pouvez utiliser ces deux valeurs pour estimer votre propre autonomie selon votre poids et votre trajet.
Ma conclusion va à contre-courant de ce que j’écris habituellement sur cette catégorie. Decathlon ne surestime quasiment pas l’autonomie de l’Elops 900 E. Le réflexe consistant à diviser l’annonce constructeur par 1,3 ne s’applique pas ici. La marque gagnerait simplement à aligner sa fiche produit et sa page SAV.
Un point mérite d’être signalé sur les deux semaines de test : les températures dépassent 30 °C chaque jour. La chaleur n’a pas dégradé les performances, contrairement à ce qui se produit sous 5 °C. Mes chiffres correspondent donc à des conditions favorables sur ce paramètre.
Côté recharge, je retrouve les 3 h 30 annoncées, sans chronométrage à la seconde. La batterie sort du porte-bagages en quelques secondes, ce qui permet de la charger au bureau. Decathlon recommande une pression de gonflage entre 3,5 et 5 bars pour préserver l’autonomie.
Comportement des freins sur sol sec et mouillé
L’Elops 900 E reçoit des disques mécaniques Tektro à câble, à l’avant comme à l’arrière. Ma journée d’essai tombe sur un temps couvert et une chaussée humide, ce qui permet de juger le point qui inquiète le plus les acheteurs.

La réactivité au levier est immédiate, sans temps mort. Le mordant reste franc malgré l’humidité, y compris lors d’un arrêt appuyé. Les disques couinent pendant les toutes premières secondes, puis le bruit disparaît une fois le film d’eau évacué par les plaquettes.
Ce comportement est classique sur des disques mécaniques et il ne traduit aucun défaut. La modulation permet de doser sans bloquer la roue arrière, utile dans la circulation dense où les arrêts s’enchaînent.
Je précise le périmètre de ce constat, par honnêteté : mes essais couvrent le freinage urbain à plat, à des allures inférieures à 25 km/h. Je n’ai pas roulé de longue descente avec ce vélo, donc je ne me prononce pas sur l’échauffement des disques ni sur une distance d’arrêt d’urgence chiffrée.
Fluidité et précision des passages de vitesses
La transmission repose sur un mono-plateau de 42 dents et une roue libre Shimano TZ500 en 14-28 dents, commandée par une poignée tournante. Sept vitesses, rien de plus, ce qui correspond à l’usage visé.

Sur le plat, je ne relève aucun problème de passage pendant deux semaines. La poignée tournante fonctionne bien en ville et évite de lâcher le guidon. Je lui préfère personnellement des manettes classiques, par habitude de VTT, mais c’est une préférence et non un défaut du vélo.
Le vrai point noir apparaît au redémarrage. Si vous vous arrêtez au feu sans rétrograder, la chaîne saute au moment de repartir. L’explication tient au capteur de cadence : le moteur applique son couple dès le premier quart de tour, sur une chaîne en tension oblique et à cadence quasi nulle.
Le contournement est simple et je vous le donne : rétrogradez avant l’arrêt, pas après. Un cycliste venant d’un VAE à capteur de couple ne rencontre pas ce comportement, ce qui explique qu’il surprenne autant.
Deuxième limite, chiffrable celle-ci. Le développement s’étend de 3,21 m à 6,42 m, soit une amplitude de 100 % seulement. À 25 km/h sur le plus grand braquet, vous tournez à 65 tours par minute, ce qui reste confortable. Au pied de la montée de Napoléon Bonaparte, en revanche, il ne me reste que trois pignons de réserve.
Cette plage courte pénalise doublement en côte. Si vous ralentissez à 12 km/h sur le plus souple, vous tombez à 62 tours par minute. Or le capteur de cadence délivre moins d’assistance quand vous tournez lentement.
Confort et position sur des trajets courts et répétés
La position droite héritée des vélos hollandais dégage la vue sur la circulation et soulage les cervicales. À 1m80, je conserve la potence plongeur au réglage d’origine pendant tout le test. Ce point mérite d’être noté : le réglage sorti d’usine convient sans ajustement.

Sur mes trajets de 3,6 km, la selle large ne me pose aucun problème. Je reste en selle un quart d’heure au maximum, ce qui correspond exactement à l’usage vélotaf. Mon ressenti me laisse penser qu’elle deviendrait gênante sur un parcours plus long, mais je n’ai pas eu l’occasion de le vérifier et je m’abstiens donc de l’affirmer.
La fourche Suntour Nex et ses 63 mm de débattement font un travail utile sur les pavés et les raccords de bitume. Combinée aux pneus CST de 40 mm de section, elle filtre l’essentiel des vibrations urbaines. Ce couple fourche-pneus explique une bonne part de la note de confort.

Le cadre bas se justifie pleinement en usage urbain. Vous enjambez sans lever la jambe, sac au dos ou vêtements de ville sur le dos. Deux tailles couvrent les gabarits de 1,55 m à 1,95 m, ce qui reste large pour un vélo décliné en deux références.
Éclairage, porte-bagages, display : mon verdict
La console LCD placée à gauche du guidon affiche la vitesse, le mode d’assistance, le kilométrage total et le pourcentage de batterie à l’unité près. Ce dernier point mérite d’être souligné : la plupart des VAE sous 1 500 € se contentent de trois ou quatre barres.

Pendant mes deux semaines, la jauge descend de façon linéaire, simplement plus vite en mode Power. Aucun décrochage brutal en fin de charge. La console propose aussi une fonction TRIP TO GO qui estime la distance restante selon le mode choisi, que je n’ai pas utilisée et sur laquelle je ne me prononce donc pas.
L’éclairage constitue le point faible de la dotation. Je roule une seule fois de nuit, pour rejoindre un ami. Le phare avant de 20 lux vous rend visible, ce qui suffit dans un centre-ville déjà éclairé. Dans le noir complet, il n’éclaire pas loin.

Pour situer, un bon phare urbain se situe entre 40 et 60 lux, et les modèles de randonnée dépassent les 100. Si vous rentrez régulièrement par des chemins ou des routes non éclairées, prévoyez un phare complémentaire dès l’achat.
Le porte-bagages accepte 27 kg selon la norme et se montre stable. Je l’utilise avec une sacoche contenant un ordinateur portable, donc bien en dessous de la limite. La structure ne bouge pas et n’induit aucun louvoiement.
Reste le poids, et c’est un vrai sujet. Je n’ai pas de local à vélo, donc je remonte le vélo à mon étage pour le ranger sur le palier. Il faut le basculer à la verticale dans l’ascenseur, et les 25,4 kg se rappellent immédiatement à vous. Si vous habitez en appartement sans parking, testez cette manipulation avant d’acheter.
Le reste de la dotation coche les cases attendues : garde-boue intégraux, carter de chaîne partiel, béquille latérale, port USB sous l’écran. Le cadre accepte un antivol de cadre et un antivol segment, le guidon un panier avant 12 L.
Ce qu’en pensent les autres cyclistes
Au-delà de mon propre essai, je suis les retours publiés par les propriétaires de ce modèle, notamment ceux laissés en commentaire sur ce site et sur les avis clients Decathlon. Voici ce qui ressort le plus souvent.
Les retours positifs récurrents
- La position droite et le confort général sur les trajets quotidiens
- La simplicité de prise en main, sans réglage ni apprentissage
- L’équipement complet livré de série, sans achat complémentaire immédiat
- L’autonomie jugée conforme aux attentes en usage urbain
Les critiques qui reviennent
- Le manque de puissance dès que la pente dépasse quelques pourcents
- Le poids, cité systématiquement par les cyclistes qui doivent porter le vélo
- Des coupures d’assistance accompagnées d’un code erreur à l’écran
- Une assistance ressentie comme brutale au démarrage, liée au capteur de cadence
Un cas m’a particulièrement marqué. Un lecteur signale des coupures électriques avec un code erreur affiché, et son atelier Decathlon lui annonce un devis de 376 € couvrant le moteur, la roue arrière complète, la chaîne et le pédalier. Il utilisait ce vélo sur des chemins forestiers.
Ma réponse reste la même aujourd’hui : l’Elops 900 E est un vélo de ville, exclusivement. Le moteur moyeu, la fourche de 63 mm et les pneus de 40 mm ne sont pas dimensionnés pour les chemins. Pour un usage mixte, orientez-vous vers un VTC électrique comme le Riverside, dont je parle plus bas.
Finitions et intégration des composants
Le cadre aluminium 6061 en finition bleu mat donne une allure sobre, sans effet de style inutile. Les soudures restent propres pour cette gamme de prix et les câbles suivent un cheminement soigné le long du tube diagonal.
L’intégration du phare avant dans le tube de direction évite l’accessoire rapporté qui se dévisse. La batterie logée dans le porte-bagages se fond dans la silhouette, au prix d’un léger report de masse vers l’arrière. Sur un vélo urbain roulant à 20 km/h, ce report ne se ressent pas.

Les roues de 28 pouces à double paroi et 36 rayons inspirent confiance au quotidien. Les pneus CST en 700×40 embarquent un renfort anti-crevaison et des flancs réfléchissants, utiles en circulation dense. Sur deux semaines je ne subis aucune crevaison, sans que cela constitue une preuve de fiabilité à long terme.
Positionnement tarifaire et rapport qualité/prix
À 1 299,99 €, l’Elops 900 E se place dans la zone la plus disputée du marché. Ce tarif inclut une fourche suspendue, un éclairage alimenté par la batterie principale, une batterie de 417 Wh et un équipement urbain complet. Peu de concurrents réunissent ces quatre éléments à ce niveau de prix.
Le calcul devient intéressant si vous le comparez à un vélo nu de même gamme. Garde-boue, porte-bagages, béquille, carter et éclairage représentent facilement 150 à 200 € d’accessoires achetés séparément. Vous les avez ici de série, montés et garantis.
Le point faible du rapport prix-prestations reste la motorisation. Pour un budget équivalent, plusieurs concurrents proposent un moteur central au couple nettement supérieur. Vous arbitrez donc entre équipement et performance, et cet arbitrage dépend directement de votre relief.
Pensez à vérifier les aides locales avant l’achat. Plusieurs collectivités maintiennent une subvention à l’achat d’un vélo à assistance électrique, cumulable selon les cas avec les dispositifs régionaux. Les montants et conditions évoluent régulièrement, renseignez-vous auprès de votre commune. Vous pouvez aussi consulter notre sélection de vélos électriques Decathlon pour situer ce modèle dans la gamme.
Garantie et disponibilité des pièces
Decathlon applique une garantie standard de 2 ans sur ce vélo. La batterie bénéficie d’une garantie de 2 ans ou 500 cycles, un cycle correspondant à une charge complète suivie d’une décharge complète.
Ces 500 cycles représentent un ordre de grandeur utile. Avec mes 79 km d’autonomie en Eco, cela correspond théoriquement à près de 39 000 km avant dégradation significative. Le chiffre reste théorique, mais il donne un repère plus concret qu’une durée en années.
Le réseau constitue l’argument le plus solide de ce modèle. Les pièces détachées de l’Elops 900 E se commandent en atelier et sur le site Decathlon, et chaque magasin dispose d’un atelier cycle. Un technicien répond aussi par formulaire d’assistance pour les pannes électriques.
Ce maillage change concrètement la donne face à une marque en ligne. Une roue arrière motorisée se remplace dans la plupart des villes moyennes, sans expédition ni délai de plusieurs semaines. Le devis de 376 € évoqué plus haut rappelle malgré tout que ces réparations restent coûteuses hors garantie.
Decathlon recommande enfin quelques gestes simples pour préserver la batterie : recharge au moins tous les trois mois en cas de non-utilisation, passage en mode veille lors d’une absence prolongée, stockage au sec et à l’abri du soleil.
Les modèles concurrents à considérer
| Modèle | Couple | Batterie | Prix | Atout principal |
|---|---|---|---|---|
![]() Elops 900 E | 35 Nm | 417 Wh | 1 299,99 € | Équipement urbain complet et autonomie tenue |
![]() Nakamura E-City 110 | 80 Nm | 375 Wh | 1 199 € | Moteur central, bien plus à l’aise en côte |
Nakamura E-City LTD | 45 Nm | 375 Wh | moins de 1 000 € | Le ticket d’entrée le plus bas du comparatif |
Riverside 100 E | 42 Nm | 378 Wh | 999,99 € | Capteur de cadence 24 aimants et usage mixte |
![]() Elops 920 E Connect | 50 Nm | 417 Wh | 1 799,99 € | Connectivité et motorisation supérieure |
Le Nakamura E-City 110 constitue l’alternative la plus pertinente si votre ville présente du relief. Son moteur central développe 80 Nm, soit plus du double du couple de l’Elops, pour 100 € de moins. En contrepartie, sa batterie descend à 375 Wh et son équipement reste moins abouti. Vous trouverez plus de détails dans notre test du Nakamura E-City 110.
Le Nakamura E-City LTD vise un budget serré et passe sous les 1 000 €. Il conserve un moteur moyeu de 45 Nm et cinq niveaux d’assistance, mais son éclairage fonctionne sur piles et son cadre acier alourdit l’ensemble. Notre avis sur le Nakamura E-City LTD détaille ces arbitrages.
Le Riverside 100 E répond au cas de figure évoqué plus haut, celui du lecteur parti sur des chemins. Ce vélo tout chemin supporte le mixte route et sentier, avec des pneus adaptés et un poids contenu à 22,2 kg. Son capteur de cadence à 24 aimants réduit aussi les à-coups au démarrage. Notre avis sur le Riverside 100 E revient sur son comportement.
L’Elops 920 E Connect représente la montée en gamme logique dans la famille Elops. Il ajoute 15 Nm de couple, la connectivité et une meilleure finition, pour 500 € de plus. Notre test de l’Elops 920 E Connect explique si cet écart de prix se justifie.
Pour élargir la comparaison, notre guide des vélos électriques de ville couvre l’ensemble du segment, et notre sélection de VAE de ville Decathlon se concentre sur la marque.
À qui s’adresse ce vélo de ville électrique ?
Ce vélo vous convient si :
- Vous faites du vélotaf sur un parcours majoritairement plat, entre 3 et 15 km par trajet
- Vous voulez un vélo prêt à rouler, sans budget accessoires à prévoir
- Vous disposez d’un garage ou d’un local vélo de plain-pied
- La proximité d’un atelier Decathlon compte dans votre décision
- Vous cherchez un cadre bas facile à enjamber au quotidien
Passez votre chemin si :
- Votre ville présente des pentes régulières au-delà de 5 %
- Vous habitez à l’étage sans ascenseur, ou avec un ascenseur étroit
- Vous comptez sortir sur chemins ou pistes forestières
- Vous rentrez souvent de nuit par des routes non éclairées
- Vous venez d’un VAE à capteur de couple et tenez à cette progressivité
Bilan de mon essai longue durée
L’Elops 900 E réussit là où je l’attendais le moins et déçoit là où il promettait le plus. Sa batterie tient ses annonces, à 12 % près en Eco, et cela mesuré à 93 kg sur des trajets courts qui pénalisent la consommation. Sur ce point précis, Decathlon mérite d’être crédité.

La motorisation, elle, ne tient pas son discours. Les +330 % annoncés en mode 3 deviennent +114 % dès que la route s’élève, et la plage de vitesses trop courte accentue le problème. Ajoutez la chaîne qui saute au redémarrage en gros braquet, et vous obtenez deux défauts concrets à connaître avant de signer.
Mon avis final : à 1 299,99 €, ce vélo reste un bon achat pour un vélotaf plat et un cycliste qui n’a pas à le porter. Sur du relief ou dans un immeuble sans local, regardez ailleurs. Je lui attribue 3,4/5.
Vos questions sur l’Elops 900 E
J’ai relevé 79 km en mode Eco et 49 km en mode Power, batterie vidée jusqu’à l’extinction, avec un cycliste de 93 kg sur parcours plat. Decathlon annonce 60 à 90 km sur sa fiche produit et 40 à 70 km sur sa page d’assistance officielle.
Sur une pente de 4,7 % mesurée à Pau, je tiens 21 km/h mais je fournis moi-même environ 220 W sur les 470 W nécessaires. L’assistance réelle atteint +114 % au lieu des +330 % annoncés. Au-delà de 5 %, ce moteur de 35 Nm montre ses limites.
Le vélo affiche 25,4 kg avec sa batterie de 417 Wh, dont 4,3 à 4,4 kg pour le seul cadre. Ce poids se ressent dès qu’il faut le basculer à la verticale dans un ascenseur ou le monter à l’étage. Prévoyez si possible un local de plain-pied.
Decathlon applique une garantie standard de 2 ans sur ce vélo électrique. La batterie bénéficie d’une garantie de 2 ans ou 500 cycles, un cycle correspondant à une charge complète suivie d’une décharge complète. Les pièces se commandent en atelier.
Non, contrairement à ce qu’indiquent plusieurs sites, ce vélo fonctionne avec un capteur de cadence. L’assistance se déclenche au mouvement des pédales, pas à la force appliquée. Cela explique la sensation de brutalité au démarrage et les sauts de chaîne.
Oui, à condition que votre trajet reste plat. Je l’utilise deux semaines sur des parcours de 3,6 km à Pau sans aucune gêne. L’éclairage intégré, le porte-bagages de 27 kg et la batterie amovible couvrent les besoins d’un trajet domicile-travail.
Oui, Decathlon décline ce vélo électrique en cadre bas et en cadre haut, au même tarif de 1 299,99 €. Les composants restent identiques, seule la géométrie change. Le cadre haut offre une rigidité supérieure, le cadre bas un enjambement plus facile.




j ai des coupures ellectrique et il marque error 4 jai emmener mon velo a decathlon de saviggny le temple il me dise de changer le moteur donc la roue ar complete la chaine et le pedalier tout cela pour 376 euros le velo est elops 900e je vais en foret daans des chemins carrosable je n ai pas apprecier leurs reflexions et je met en doute lleurs competences
Bonjour Christian,
Navré d’apprendre qu’il y a un problème sur votre vélo. Le Elops 900e est avant tout un vélo de ville destiné à un usage urbain exclusivement. Par conséquent, pour des sorties en forêt ou sur des chemins, ce n’est pas l’idéal. Pour cela, vous auriez dû opter pour un VTC électrique avec leur gamme Riverside.
Sinon, pour le prix de 376 €, essayez de faire marcher la garantie du vélo si possible. Sinon, pour tous les changements qu’ils vont faire, ce prix est assez honnête.
Cordialement,