Après une semaine au guidon et 130 km boueux autour du Lac des Carolins, je tranche : le Rockrider E-ST 100 est le VTT électrique le moins cher de Decathlon, et ça se sent. Il assure sur les chemins roulants, beaucoup moins dès que la pente se cabre. À moins de 900 €, il vise clairement les débutants.
Moteur dans le moyeu arrière, capteur de cadence, freins mécaniques : Decathlon a taillé dans les coûts pour tenir ce tarif. Résultat, un VTTAE léger et amusant pour découvrir, mais vite dépassé sur terrain technique. Vaut-il ses 899 € ? Oui pour débuter, à condition d’accepter ses limites.
Avant d’entrer dans le détail du test, voici ma vidéo d’essai du Rockrider E-ST 100.
Ma notation du Rockrider E-ST 100 critère par critère
Voici mon barème après une semaine d’essai. Chaque note repose sur un constat de terrain, pas sur la fiche constructeur.

| Critère | Note | Mon constat terrain |
|---|---|---|
| Moteur & assistance | 3/5 | 42 Nm au moyeu, correct à plat, à la peine dès 8 % de pente |
| Batterie & autonomie | 3,5/5 | 45 km relevés en mixte, contre 60 annoncés à plat |
| Freinage | 3/5 | Tektro mécaniques corrects sur sec, chauffent en longue descente |
| Transmission | 3,5/5 | Microshift 1×8 fiable, manette TS39 déroutante au début |
| Confort & ergonomie | 3,5/5 | Enjambement facile, selle ferme au-delà de 30 km |
| Équipements | 3/5 | Commande LED sommaire, éclairage sur piles |
| Rapport qualité/prix | 4,5/5 | Difficile de faire moins cher en VTTAE neuf |
| NOTE GLOBALE | 3,5/5 | Un VTTAE d’initiation malin, à réserver aux chemins roulants |
Le moteur du Rockrider E-ST 100 à l’épreuve du dénivelé
Le E-ST 100 loge son moteur dans le moyeu de la roue arrière. Ce bloc de 250 W développe 42 Nm de couple et s’arrête à 25 km/h, comme l’impose la loi. Un choix d’entrée de gamme, différent des moteurs pédaliers des VTTAE plus chers.

Sur le plat et les faux plats, l’assistance pousse franchement. Dès les premiers tours de roue, j’atteins les 25 km/h sans forcer. Le moteur reste discret, à peine un léger sifflement. Trois modes se pilotent au guidon :
- Eco,
- Normal,
- Boost.
Le hic arrive en montée. Dès 8 à 10 % de pente, les 42 Nm plafonnent et le moyeu arrière déséquilibre un peu le vélo. Le capteur de cadence n’aide pas : il lit le rythme de pédalage, pas la force.
Résultat, un temps de latence à la relance. Sur ce point, un capteur de couple change tout. Pour du chemin roulant, ce moteur suffit. Pour grimper raide, il montre vite ses limites.
La batterie de 380 Wh du Rockrider E-ST 100 tient-elle la distance ?
La batterie de 380 Wh se fixe à l’extérieur, sur le tube diagonal. Un blocage rapide sans outils et une serrure à clé la libèrent en quelques secondes. Pratique pour la recharger au chaud ou la protéger du vol.

Place à mes relevés, avec mes 78 kg. Sur mon parcours mixte du Béarn, chemins et quelques côtes en mode Normal, je tourne autour de 45 km par charge. En Eco sur le plat, j’approche des 60 km annoncés. En Boost sur terrain gras, je chute vers 30 km. Après 32 km vallonnés, il me restait une barre, soit une quinzaine de kilomètres tranquilles.

Côté charge, comptez 4 à 6 heures pour un plein avec le chargeur 2 A fourni. Aucune charge rapide ici, il faut donc anticiper. Bon point tout de même : Decathlon garantit la batterie 2 ans ou 500 cycles, avec plus de 80 % de capacité au terme. De quoi tenir plusieurs saisons.
Que valent les freins Tektro du E-ST 100 ?
Le E-ST 100 s’arrête avec des freins à disque mécaniques Tektro TKD68, un piston, disques de 180 mm à l’avant comme à l’arrière. Face à des V-brakes, ces disques gagnent en puissance et en régularité par tous les temps.

Sur sol sec, le freinage fait le travail. À allure modérée, le mordant suffit et le dosage reste sain. J’estime l’arrêt à moins de 6 m depuis 25 km/h sur chemin sec. De quoi rouler serein sur les sentiers roulants.

Le bât blesse en longue descente. Sous une sollicitation continue, les plaquettes chauffent et le mordant s’émousse. Un léger glaçage guette même, comme le rappelle Decathlon dans sa notice. À moins de 900 €, des étriers hydrauliques auraient changé la donne. Mon conseil : rodez les freins dès la première sortie, avec une dizaine de gros freinages doux.
La transmission Microshift 1×8 au fil des kilomètres
La transmission reste simple : un mono-plateau de 32 dents à l’avant, avec dispositif anti-déraillement. Derrière, un dérailleur Microshift MS25 gère 8 vitesses, épaulé par une cassette 11-34 et une chaîne KMC Z7. La manivelle mesure 170 mm.

Sur le terrain, les passages tombent juste et sans à-coup. En une semaine, je n’ai déraillé qu’une fois, dans une ornière profonde. La plage 11-34 grimpe les petites côtes et laisse filer sur les portions plates. Rien de sportif, mais du fiable.

Un bémol vient de la manette Microshift TS39, à droite. Le levier qui descend les pignons se cache un peu en second plan. Les premiers kilomètres déroutent, puis le geste rentre. Côté entretien, cette transmission d’entrée de gamme se contente d’un nettoyage et d’une lubrification réguliers.
Confort et ergonomie : le poste de pilotage du E-ST 100
Le cadre en aluminium 6061 hydroformé mise sur le confort. La géométrie Rockrider Confort facilite l’enjambement et pose le cycliste bien droit. Pour mon 1,82 m, la taille L tombe juste, avec une potence réglable de série.

Le cintre oversize de 720 mm cale bien les bras et donne du contrôle. La potence se relève sur 5 paliers, jusqu’à 30 mm, pour ajuster sa position. Les poignées soft touch conviennent au début, puis durcissent après une heure. Un pack ergonomique règle vite le souci.

Devant, la fourche Suntour XCT 30 offre 100 mm de débattement. Elle gomme les petits cailloux et les racines fines sans broncher. Sur les gros impacts, elle talonne et les secousses remontent dans les bras. La selle Ergofit Evo, elle, reste ferme dès 30 km. Sans tige télescopique, il faut penser à un rembourrage pour les longues sorties.

Roues et pneus du Rockrider ST 100 : quel grip en tout-terrain ?
Le E-ST 100 roule sur des jantes de 27,5 pouces en aluminium double paroi. Elles comptent 28 rayons à l’avant et 36 à l’arrière, un montage costaud pour encaisser les chemins. Elles acceptent des pneus jusqu’à 2,5 pouces.

Petit point à connaître sur le tubeless. Les jantes reçoivent un fond de jante étanche, prêtes pour ce montage. En revanche, les pneus Rockrider All Terrain Light d’origine ne sont pas tubeless ready. Pour passer sans chambre, il faut donc changer de gomme et ajouter valves Presta et préventif.

Ces pneus de 2,2 pouces mordent bien sur le sec, avec une protection anti-crevaison rassurante. Sur la boue du Lac des Carolins, l’histoire se corse. L’arrière décroche vite dès que le sol devient gras. Il faut anticiper les appuis et lever le pied en courbe glissante.
Tour d’horizon des équipements de série du E-ST 100
La dernière version troque l’écran LCD contre une commande LED plus simple. Deux boutons plus et moins, sous la main gauche, changent de mode sans lâcher le guidon. Une jauge indique l’état de la batterie, un bouton coupe l’assistance. Efficace, mais sommaire.

Côté dotation, le vélo arrive avec un chargeur 2 A, une sonnette, des catadioptres et des pédales en résine Flat Evo Resin qui accrochent bien, même mouillées. Deux détails agacent. La sonnette gêne les changements de vitesse, collée aux commandes. Et surtout, les éclairages fonctionnent sur piles, sans lien avec la batterie du vélo, malgré un bouton qui laisse croire l’inverse. Dommage.

L’application Decathlon Ride est-elle utile au quotidien ?
Pour compenser la commande LED, le E-ST 100 se connecte en Bluetooth à l’application Decathlon Ride. Elle tourne sur iOS 8 et Android 7 au minimum. L’appairage se fait vite et tient bien la connexion durant mes sorties.

Sur l’écran du smartphone, je suis la vitesse, la distance parcourue et l’autonomie restante. Ces infos manquent cruellement sur le guidon, donc l’appli devient vite un réflexe. Elle affine aussi les réglages d’assistance. Pas de GPS antivol ni de diagnostic poussé, mais le nécessaire est là. Un complément utile, sans être indispensable.
Ce que pensent les autres propriétaires du Rockrider ST 100
La livrée blanc et rouge remplace l’ancien bleu. Le rendu reste sobre et mixte, aussi bien pour elle que pour lui. Le cadre hydroformé affiche des lignes propres et un passage de câbles soigné pour le tarif.
La batterie externe, posée sur le tube diagonal, casse un peu l’harmonie face aux modèles à batterie intégrée. Rien de rédhibitoire. Le vrai atout, c’est le poids : 21,7 kg en taille M, rare pour un VTTAE complet. Sur la balance comme sur les chemins, ces kilos en moins se sentent tout de suite. Le vélo se hisse sans peine dans les escaliers.
Les points forts qui reviennent chez les utilisateurs
Mon ressenti colle à celui de la communauté. Sur les fiches Decathlon, les forums de vélotaf et les commentaires de vidéos, le E-ST 100 récolte une bonne moyenne pour un premier prix. Voici ce qui revient le plus chez les cyclistes.
Les retours positifs récurrents
- Un rapport qualité-prix salué comme imbattable sous 900 €.
- Un poids contenu, apprécié pour le portage et la maniabilité.
- Une prise en main facile, idéale pour débuter le VTT électrique.
- La garantie à vie du cadre et le réseau d’ateliers Decathlon.
Les critiques récurrentes sur le E-ST 100
- Un moteur moyeu qui manque de punch dans les montées raides.
- Des freins mécaniques jugés justes en longue descente.
- Un éclairage sur piles, non relié à la batterie du vélo.
- Une selle ferme et une manette de vitesse déroutante au début.
699 € en promo : le tarif est-il justifié pour le Rockrider E-ST 100 ?
Le E-ST 100 s’affiche à 899,99 € en prix courant. En ce moment, Decathlon le brade même autour de 699,99 €, un tarif plancher pour un VTTAE neuf. Le paiement en quatre fois sans frais lisse encore la dépense.
À ce niveau de prix, la copie tient la route. Peu de VTT électriques neufs descendent aussi bas avec un cadre garanti à vie. Pour situer la marque dans son ensemble, mon comparatif des vélos électriques Decathlon passe les gammes en revue.
Un point à garder en tête sur les aides. Le bonus vélo national et la prime à la conversion ont disparu le 14 février 2025. En 2026, aucune aide d’État ne s’applique. Reste les coups de pouce locaux de votre région ou commune, à vérifier avant l’achat.
Garantie à vie et pièces détachées : le point
Sur la garantie, Decathlon place la barre haut. Le cadre, le cintre et la potence sont couverts à vie. La batterie tient 2 ans ou 500 cycles, avec plus de 80 % de sa capacité au terme. Les parties électriques, moteur inclus, profitent de 2 ans.
L’autre force, c’est le réseau. La marque s’engage sur 7 ans de disponibilité des pièces détachées. Avec un atelier dans presque chaque magasin, les réglages, l’entretien et les réparations restent simples. Et si le vélo ne vous convient pas, le retour reste gratuit. Pour un premier VTTAE, ce filet de sécurité compte beaucoup.
Le Rockrider E-ST 100 face à ses concurrents directs
| Modèle | Prix | Autonomie | Atout principal |
|---|---|---|---|
| Rockrider E-ST 100 | 899,99 € | ~45 km | Prix plancher et poids contenu |
| Nakamura E-Summit 700 | ~899 € | ~45 km | Freins hydrauliques, batterie intégrée |
| Rockrider E-EXPL 140 | ~1300 € | ~50 km | Autre entrée de gamme plus récente |
| Rockrider E-EXPL 520 | ~2000 € | ~55 km | Moteur central et couple supérieur |
Le vrai rival se trouve chez Intersport. Mon test du Nakamura E-Summit 700 montre une fiche très proche, mais avec des freins hydrauliques et une batterie intégrée au cadre. Pour un tarif voisin, il paraît mieux équipé sur le papier.
Si le budget grimpe, la marche d’après change tout. Mon test du Rockrider E-EXPL 520 passe à un moteur central bien plus généreux en couple. Entre les deux, le semi-rigide E-EXPL 700 offre une base plus aboutie pour rouler plus fort.
Pour rester chez Decathlon en entrée de gamme, le Rockrider E-EXPL 140 constitue l’autre piste à étudier. À vous de trancher selon vos chemins et votre budget. Le E-ST 100 garde l’avantage du prix le plus bas.
Pour quel profil de cycliste ?
Après une semaine de roulage, je cerne bien à qui ce vélo parle. Parfait pour le débutant en VTT électrique, avec un budget sous 900 €. Idéal aussi pour les balades sur chemins roulants, le faible dénivelé et un usage mixte ville-nature.
Il convient moins aux terrains techniques et aux gros dénivelés. Le gabarit lourd en quête de couple, ou le vététiste exigeant sur le freinage, restera sur sa faim. Pour ce type d’usage, mon guide du meilleur VTT électrique pointe des modèles à moteur central plus adaptés.
Mon verdict sur le Rockrider E-ST 100 après 130 km

Le Rockrider E-ST 100 m’a amusé là où on l’attend : sur les chemins roulants du Béarn, sans se ruiner. Son poids plume, sa position droite et son prix cassé en font un vrai tremplin vers le VTT électrique. L’appli Decathlon Ride et la garantie à vie du cadre finissent de rassurer.
Trois limites tempèrent l’enthousiasme. Le moteur moyeu de 42 Nm cale dans le raide. Les freins mécaniques chauffent en longue descente. Et le capteur de cadence manque de naturel. Mon conseil : foncez pour débuter, mais lorgnez le Nakamura E-Summit 700 ou montez d’un cran si vous roulez déjà fort.
Fiche technique complète du Rockrider E-ST 100
| Moteur | Moyeu arrière 250 W / 42 Nm, capteur de cadence |
| Batterie | Amovible 380 Wh (36 V – 10,5 Ah) |
| Autonomie | Jusqu’à 60 km, environ 45 km en usage mixte |
| Modes | 3 niveaux : Eco, Normal, Boost |
| Poids | 21,7 kg en taille M (sans pédales) |
| Tailles | S / M / L / XL |
| Transmission | Microshift 1 × 8 vitesses, cassette 11-34 |
| Fourche | Suntour XCT 30, 100 mm de débattement |
| Freins | Disques mécaniques Tektro TKD68, 180 mm |
| Roues | 27,5 pouces, pneus 2,2 |
| Charge max | 120 kg (cycliste et vélo) |
| Prix | 899,99 € (699,99 € en promo) |
FAQ : vos questions sur le Rockrider E-ST 100
Sur mes chemins boueux du Béarn, à 78 kg, je relève environ 45 km par charge en mode Normal. Le constructeur annonce 60 km à plat en mode Eco. En Boost sur terrain accidenté, comptez plutôt 30 km. La batterie de 380 Wh vise les sorties courtes.
En partie. Le moteur moyeu de 42 Nm passe bien les faux plats et les petites côtes. Dès 8 à 10 % de pente, il s’essouffle et le capteur de cadence tarde à réagir. Pour du gros dénivelé, un moteur central pédalier reste bien plus à l’aise.
Le Rockrider E-ST 100 pèse 21,7 kg en taille M, sans pédales. Il varie de 21,5 kg en taille S à 21,9 kg en XL. C’est léger pour un VTT électrique complet, ce qui facilite le portage dans les escaliers et la maniabilité sur les sentiers.
Techniquement oui, via un dongle sur le capteur. Mais le débridage rend le vélo illégal sur route, annule la garantie Decathlon et l’homologation VAE. Il expose aussi à des risques, les freins et les pneus n’étant pas prévus pour rouler plus vite.
Decathlon garantit le cadre, le cintre et la potence à vie. La batterie tient 2 ans ou 500 cycles, avec plus de 80 % de sa capacité au terme. Les pièces détachées restent disponibles 7 ans, un vrai atout pour l’entretien du vélo sur la durée.
Non. Le bonus vélo national et la prime à la conversion ont disparu le 14 février 2025. En 2026, aucune aide d’État ne s’applique au E-ST 100. Renseignez-vous sur les aides locales de votre région ou commune auprès de votre mairie.
Le Rockrider E-ST 100 se vend chez Decathlon, en magasin comme en ligne. Son prix courant est de 899,99 €, avec une promo régulière autour de 699,99 €. Le paiement en quatre fois sans frais et le retour gratuit facilitent l’achat.
