J’ai roulé une semaine entière avec le Nakamura E-Summit 740 dans les rues de Pau, puis j’ai avalé 77 km d’une traite sur le chemin Henri IV direction Lourdes. Verdict sans détour après ce test : à 1 699 € en magasin Intersport, ce VTT électrique tient une place à part sur le segment. Mais il a aussi deux vrais défauts que je vais te détailler, sans langue de bois.

Moteur central 100 Nm, batterie 460 Wh intégrée au cadre, freins hydrauliques Shimano MT200, fourche Suntour 130 mm. Sur le papier, le E-Summit 740 aligne une fiche technique qui tutoie des modèles vendus 500 € de plus. Reste à voir ce que ça donne quand tu quittes le parvis du magasin. Je pèse 88 kg pour 1m78, et je n’ai pas ménagé la monture.
Ma notation du Nakamura E-Summit 740
J’ai construit ce tableau après mes deux phases de test : le vélotaf palois (environ 50 km cumulés sur bitume) et la grosse sortie de 77 km sur chemin Henri IV avec batterie pleine au départ. Chaque note reflète ce que j’ai ressenti guidon en main, pas la fiche produit Intersport.
| Critère | Note | Mon constat terrain |
|---|---|---|
| Moteur & assistance | 4,5/5 ⭐ | 100 Nm qui avalent les bosses du Henri IV sans broncher, même avec mon poids. |
| Batterie & autonomie | 4,5/5 ⭐ | 90-95 km mesurés en mixte route/chemin à 88 kg. |
| Freinage | 4/5 ⭐ | Shimano MT200 avec disques 180 mm : mordant franc, progressif sur sol humide. |
| Transmission | 3/5 ⭐ | Shimano Advent 9v qui peine à suivre les 100 Nm en relance. Un 10v aurait été mieux. |
| Confort | 3/5 ⭐ | Selle Medicus à changer pour les sorties longues. Passe correct en vélotaf. |
| Équipements | 2,5/5 ⭐ | Éclairage LED inutilisable la nuit. Pas de feu arrière. Pas de garde-boue. |
| Rapport qualité/prix | 4,5/5 ⭐ | À 1 699 €, difficile de trouver un moteur 100 Nm aussi abouti ailleurs. |
| NOTE GLOBALE | 3,8/5 ⭐ | Un VTTAE ultra-compétitif sur le moteur et le châssis, plombé par sa périphérie d’équipement. |
Premier contact avec le Nakamura E-Summit 740
Le E-Summit 740 est la référence VTTAE semi-rigide de la marque maison d’Intersport. Nakamura le positionne comme un vélo polyvalent : assez sportif pour les chemins techniques, assez raisonnable pour ne pas te coûter le prix d’un Bosch Performance. Il est livré en trois tailles (S, M, L) et en un seul coloris, un rouge assez saturé que j’ai trouvé plutôt réussi en vrai.

Première prise en main : 22,8 kg sur la balance. C’est dans la moyenne haute des VTTAE sous 2 000 €, mais le poids est bien réparti grâce au moteur central et à la batterie intégrée au tube diagonal. Quand je le sors du garage le matin, aucune sensation de paquebot. La géométrie est droite, pas couchée façon XC, ce qui convient à mon usage mixte route/chemin.

En revanche, un détail saute aux yeux quand tu regardes le cadre de près : les soudures sont grossières. Rien de rédhibitoire, c’est le jeu à ce tarif, mais tu ne peux pas t’attendre au fini d’un Moustache ou d’un Cube. Point positif qui rattrape : les câbles sont intégrés proprement, l’ensemble paraît cohérent visuellement. Et surtout, Nakamura garantit le cadre à vie, ce qui n’est pas négligeable pour un vélo à 1 699 €.
Le moteur Naka E-Power Max à l’épreuve des bosses
C’est l’argument numéro un du vélo. Le Naka E-Power Max est un moteur central de 250 W nominal qui délivre 100 Nm de couple. Pour situer : c’est le même niveau qu’un Bosch Performance Line CX, qu’on retrouve sur des machines vendues entre 3 000 et 4 500 €. Nakamura l’a fait développer en partenariat avec la Manufacture Française du Cycle, sous cahier des charges spécifique.

Sur le chemin Henri IV, j’ai attaqué une montée caillouteuse d’environ 8 % sur 400 m avec la selle à la hauteur nominale et la pression des pneus à 2,2 bar. En mode Sport, le moteur me pousse franchement dès que j’enclenche une cadence de 65 tr/min. Avec mes 88 kg de gabarit, je ne ressens aucun point mort entre la relance et la vitesse de croisière, contrairement à ce que j’avais connu sur un Rockrider E-ST 500 que j’avais testé il y a deux ans.
Le capteur de couple fait bien son travail. L’assistance se coupe proprement à 25 km/h sans effet de butée désagréable. En descente, le moteur se met en roue libre sans frottement perceptible, ce qui est tout sauf évident sur des blocs low-cost. Niveau sonore : un léger bourdonnement en mode Boost sur les fortes pentes, rien qui ne couvre le bruit des pneus sur le gravier.
Mon avis tranché : ce moteur vaut à lui seul le ticket d’entrée. Je n’ai pas rencontré d’équivalent en couple et en qualité de gestion sous les 1 800 € lors de mes autres tests récents.
Quatre modes d’assistance et le mode Naka Smart
Nakamura a doté le E-Summit 740 de quatre niveaux d’assistance : Éco, Sport, Boost et Naka Smart. Le Naka Smart est le petit supplément qui m’a le plus surpris. Plutôt que de te coller un niveau de puissance fixe, il ajuste l’assistance en fonction de ta pression sur les pédales, en temps réel. J’ai pédalé deux heures complètes sur Pau en Naka Smart, et la sensation est vraiment proche d’un vélo musculaire bien assisté.

Chaque mode est associé à une couleur affichée sur la console D-18 : blanc (assistance coupée), vert (Éco), bleu (Sport), orange (Naka Smart), rouge (Boost). Tu repères instantanément ton niveau d’un coup d’œil sans lâcher le cintre. Deux boutons latéraux te permettent de basculer d’un mode à l’autre et d’activer le mode piéton (5 km/h pour pousser le vélo en montée raide, très pratique quand tu dois franchir un passage non roulable).
Point à savoir : il n’y a pas de personnalisation fine des paliers depuis l’application. Tu prends ce que Nakamura t’a configuré. Si tu viens d’un Bosch avec son eBike Flow, l’écart est visible. Pour un usage vélotaf comme le mien sur Pau, franchement, ça n’a pas manqué.
La batterie 460 Wh du Nakamura E-Summit 740 en conditions réelles
La batterie lithium-ion du E-Summit 740 affiche 36 V et 460 Wh (environ 12,8 Ah), intégrée au tube diagonal. Nakamura annonce jusqu’à 70 km d’autonomie en mode Éco sur le site Intersport. Dans mes conditions de test réelles, autrement dit à 88 kg de gabarit, sur route légèrement vallonnée autour de Pau et en alternant les modes, voici ce que j’ai observé.

Pendant ma semaine de vélotaf, j’ai enchaîné cinq trajets de 10 km en mode Sport majoritairement, avec quelques basculements en Naka Smart sur les faux plats. Au terme des 50 km cumulés, la jauge affichait encore un niveau confortable. Je n’ai jamais eu la sensation de devoir lever le pied par peur de tomber à sec.
La sortie longue sur le chemin Henri IV avec batterie pleine au départ est plus révélatrice. 77 km avec un mix de bitume, de chemin de terre, de passages sous les arbres côté Château de Franqueville, quelques côtes sèches et quelques relances sur racines. J’ai bouclé la sortie avec encore de la réserve : la jauge affichait environ 20 % à l’arrivée. Ma consommation réelle me place sur une fourchette honnête de 90 à 95 km dans ces conditions mixtes avec mon poids, en alternant Éco et Sport. Compte plutôt 55 à 70 km si tu restes en Boost sur du vallonné, et sans doute jusqu’à 100 km en tout-Éco sur route roulante. Un acheteur Intersport rapporte d’ailleurs avoir bouclé 92 km en plat et descente sans assistance avec le voyant batterie encore vert, ce qui confirme la plage haute de mon estimation.
Côté recharge : Nakamura annonce 5 heures pour un cycle complet, ce qui colle avec ce que j’ai mesuré à la prise (chargeur fourni, sur secteur 220 V domestique). La batterie se retire en 15 secondes avec la clé, très pratique pour recharger à l’intérieur si tu n’as pas de prise au garage. Une pochette souple est livrée pour transporter le chargeur dans un sac à dos.
Console D-18 : l’afficheur du Nakamura E-Summit 740 et sa notice de fonctionnement
L’écran monté sur le cintre est la console Nakamura D-18. C’est un petit LCD couleur qui affiche la vitesse instantanée, le niveau d’assistance en cours, la jauge de batterie (par barres), la distance parcourue et l’odomètre total. Rien de plus. La notice du compteur Nakamura E-Summit 740, d’après mes recherches sur le SAV Intersport, se résume à une fiche d’une page glissée dans la boîte : appui long sur le bouton inférieur pour allumer/éteindre, double clic pour changer de ligne d’information, appui maintenu sur le bouton supérieur pour activer l’éclairage si ton vélo est câblé pour.

Ma lecture honnête : l’afficheur fait le minimum. En plein soleil sur le chemin Henri IV, j’ai dû pencher la tête à plusieurs reprises pour lire la jauge de batterie, le contraste n’est pas à la hauteur. Pas d’altimétrie, pas de cadence, pas de puissance instantanée. Si tu viens d’un Garmin Edge, prépare-toi à une vraie régression. Pour un vélotaf, ça suffit ; pour un usage sportif, tu voudras brancher ton smartphone en parallèle.
Bonne nouvelle : Nakamura fournit une notice d’utilisation complète du vélo en PDF téléchargeable depuis le site Intersport, qui détaille la gestion des modes et les pictogrammes d’erreur affichés par la console D-18. Garde-la sous la main, elle t’évitera un aller-retour en magasin si un code d’erreur apparaît.
L’application Naka E-Power : le maillon faible
L’appli Naka E-Power est disponible sur iOS et Android. Elle se connecte au vélo en Bluetooth et te propose trois choses : un verrouillage à distance du moteur (antivol logiciel), un compteur enrichi (vitesse, distance, puissance fournie par le moteur) et un historique basique de tes sorties.

En pratique, je me suis énervé trois fois dans la semaine. Le Bluetooth décroche dès que le téléphone est dans la poche arrière de mon cuissard, et il faut relancer l’appairage manuellement. Pas moyen d’exporter une trace GPX, pas de navigation cartographique, pas de couplage avec Strava ou Komoot. Tu auras beau chercher, il n’y a pas grand-chose à faire avec cette application à part verrouiller le moteur avant d’aller prendre un café.
Si les fonctions connectées comptent pour toi, ne te fie pas à cet écosystème. Prévois un support cintre et une appli tierce style OsmAnd ou RideWithGPS sur ton téléphone en doublon.
Transmission Shimano Advent 9 vitesses : l’avis après 127 km
Le Nakamura E-Summit 740 embarque un groupe Shimano Advent, avec dérailleur arrière, gâchette Rapidfire, cassette 11-42 dents et un plateau unique de 32 dents en acier au pédalier. Les manivelles mesurent 170 mm. Ce choix mono-plateau simplifie la vie : tu ne gères que les vitesses arrière, et le système anti-déraillement fait correctement son travail.

Avec mon poids, sur les rampes à 8-10 % du Henri IV, j’ai senti une chose : la cassette 11-42 manque d’étagement intermédiaire. Tu passes d’un rapport trop court à un rapport trop long, et le moteur compense en tirant fort. Résultat : la chaîne claque un peu sur certaines relances en Boost. Rien d’anormal pour une transmission 9v face à 100 Nm de couple, c’est la limite physique du groupe. Un 10v Shimano Deore aurait sans doute encaissé plus proprement.

En usage quotidien, je n’ai eu aucun déraillement sur mes 127 km cumulés. Le réglage sorti de magasin était correct, je n’ai touché ni à la tension du câble ni aux butées. Pour te donner un point de comparaison, la même transmission Advent équipe aussi certains modèles Decathlon de la gamme Rockrider E-EXPL, et le comportement est similaire : fiable, sans finesse.
Fourche Suntour 130 mm au format Boost : ce que j’ai vérifié sur racines
La fourche avant est une Suntour de 130 mm de débattement, au standard Boost 15 × 110 mm. Nakamura l’a retenue pour sa robustesse plutôt que pour ses réglages. Tu as accès à une précontrainte (prétension) via une vis sur le té supérieur et à un blocage au guidon, utile dès que tu passes sur du bitume continu pour éviter le pompage à la relance.

Sur le tronçon le plus technique du Henri IV, là où le chemin se charge en racines épaisses avant le Château de Franqueville, j’ai pris volontairement quelques passages à vitesse franche (environ 22 km/h). La fourche encaisse sans fond de course ni rebond parasite avec mes kilos. Au-dessus de 25 km/h sur du très cassant, elle commence à montrer ses limites, c’est une Suntour d’entrée-milieu de gamme, pas une Fox 34.

Mon conseil : ferme le blocage sur tes trajets urbains, ça te fera gagner 5 à 8 % d’autonomie estimée en supprimant le pompage. Rouvre-le dès que tu attaques un chemin.
Freins Shimano MT200 : sécurité et progressivité
Système de freinage hydraulique Shimano MT200 à l’avant comme à l’arrière, avec des disques de 180 mm. Sur le papier, c’est du Shimano d’entrée de gamme, mais honnêtement, c’est largement suffisant pour un VTTAE de ce poids et de cette puissance. Les leviers sont confortables, la course est courte, le mordant se trouve dès les premiers millimètres.

J’ai fait deux tests comparatifs dans les mêmes conditions : une descente sèche à 32 km/h sur piste compacte, puis la même portion avec le sol humide (après une averse matinale côté Franqueville). Sec, je m’arrête net en une vingtaine de mètres sans bloquer les roues. Humide, la distance augmente d’environ 40 %, ce qui reste dans les clous pour des plaquettes résine de série. Pas de bruit de sifflement désagréable, pas de vibration au levier.
Un point SAV à connaître : les plaquettes MT200 sont standard Shimano B01S, tu les trouves partout à 8-12 € la paire. L’entretien à long terme ne te coûtera rien et tu pourras upgrader vers des plaquettes métalliques si tu veux plus de mordant à froid. C’est ce que je ferai dès que les originales seront usées.
Confort et ergonomie : ce que valent le poste de pilotage et la selle
Le poste de conduite repose sur un cintre oversize de 720 mm et une potence courte. Cette combinaison te donne une position droite, pas agressive, qui convient parfaitement à un usage mixte route/chemin. J’ai pu rouler deux heures sans douleur cervicale, ce qui est rare pour moi à 88 kg sur ce format de vélo.

En revanche, les poignées caoutchouc simples transmettent pas mal de vibrations sur le défoncé. Si tu prévois des sorties longues, investis dans une paire d’ergonomiques type Ergon GP1 (environ 25 €). Ton poignet droit te remerciera au bout de 30 km.

Le vrai point noir de cette partie, c’est la selle Medicus. Elle est fournie avec son système AirFlow censé évacuer la chaleur, mais pour moi qui ai un gabarit costaud, elle m’a fait mal aux ischions à partir du 45e kilomètre sur le chemin Henri IV. Si tu comptes l’utiliser au-delà de ta ronde quotidienne, prévois d’investir dans une selle adaptée à ta morphologie (compte 60 à 90 € pour une Selle Italia Flite Boost ou une Fizik Terra). C’est un poste de dépense supplémentaire à prévoir dès l’achat.
Les pneus Mount Cronos et les roues : adhérence et versatilité
Le Nakamura E-Summit 740 est chaussé de pneus Mount Cronos en 27,5 × 2,35 à l’avant et 27,5 × 2,25 à l’arrière. Cette différence de section, plus costaud devant, vise à gagner en adhérence au freinage et en virage, là où le train avant encaisse le plus. Les crampons latéraux sont prononcés, ce qui aide vraiment dans les épingles en descente.

J’ai roulé à 2,2 bar à l’avant et 2,4 bar à l’arrière pour mon poids. C’est un bon compromis qui m’a donné une accroche correcte sur les parties humides sans sacrifier le rendement sur le bitume du trajet domicile-boulot. Si tu fais uniquement de la route, tu peux monter à 3 bar pour gagner en vitesse de roulement, mais tu perdras en confort et en grip sur les passages sous les arbres où la terre reste humide.

Les jantes sont en double paroi aluminium, standard 27,5″ Boost. Elles ont encaissé les chocs du chemin Henri IV sans aucun voilage visible à l’arrivée. Point à surveiller : les rayons sont en acier standard, pas en inox, donc attention à l’oxydation si tu stockes le vélo dehors. Un coup de chiffon après les sorties humides suffit à prévenir le souci.
Équipements de série : ce qui manque à mon avis
Soyons directs : le Nakamura E-Summit 740 est livré à poil. Pas de garde-boue, pas de porte-bagages, pas de béquille. C’est un parti pris assumé de VTTAE sportif, mais si tu comptes l’utiliser pour aller au bureau comme moi, prévois un budget accessoires de 80 à 120 € pour équiper correctement la monture.

L’éclairage LED amovible livré avec le vélo m’a franchement déçu. Je l’ai allumé un soir en rentrant du boulot vers 20 h, et son faisceau est tellement faible que j’ai fini par sortir ma frontale de rando pour compléter. Pas de feu arrière fourni, ce qui est difficile à défendre en 2026 pour un vélo utilisé en ville. Budget Cateye Rapid Mini : 25 €, à ajouter.
Côté cadre, les œillets sont présents pour fixer un porte-bidon et des garde-boue compatibles. Nakamura liste plusieurs références d’accessoires d’origine en magasin Intersport, mais tu es libre de choisir la marque de ton choix tant que les ancrages sont standard M5.
Ce qu’en pensent les autres cyclistes qui possèdent le 740
Au-delà de mon test personnel, j’ai épluché les retours d’autres propriétaires du E-Summit 740 sur plusieurs sources : les avis clients Intersport (note moyenne autour de 4,4/5 sur plus de 100 retours), le forum Vélotaf.info, les commentaires YouTube sous les vidéos de test et quelques threads Reddit r/ebikes francophones.
Les retours positifs qui reviennent souvent
Trois points reviennent presque dans chaque avis lu : le couple de 100 Nm salué comme « au niveau d’un Bosch Performance sur la grimpe », le rapport prix/performance « sans équivalent » sous les 1 800 €, et la robustesse du cadre aluminium avec la garantie à vie qui rassure les acheteurs. Plusieurs utilisateurs mentionnent aussi avoir dépassé les 2 500 km sans incident majeur, ce qui est plutôt encourageant sur la fiabilité moyenne.
Les critiques récurrentes
Les mêmes défauts remontent chez presque tout le monde : application Naka E-Power « inutile », éclairage LED « à jeter », transmission Shimano Advent « qui claque en Boost ». Quelques utilisateurs signalent aussi un jeu dans le capteur de couple après 1 500-2 000 km, nécessitant un passage en SAV pour reparamétrage. Je n’ai pas rencontré ce souci sur ma période de test mais je garde l’information en tête pour un suivi long terme.
Investissement et valeur : mon analyse du prix
Prix affiché sur Intersport au moment de mon test : 1 699,99 €. C’est le tarif public, le même qu’en magasin. Pour bien le placer, compare avec ses rivaux directs : un Rockrider E-EXPL 520 coûte 1 899 € avec un moteur Brose Drive S Mag plus faible en couple (50 Nm), un Moustache Samedi 27 Off 2 démarre à 2 599 € avec un Bosch Performance CX, et un Cube Reaction Hybrid Pro 500 démarre à 2 599 € avec un Bosch aussi.
À 1 699 €, tu obtiens donc un couple moteur (100 Nm) que tu ne trouves pas ailleurs sur cette tranche de prix. C’est l’atout central du 740. En contrepartie, tu sacrifies la finition, l’écosystème applicatif et l’équipement périphérique. Si ton budget est serré et que tu veux un moteur sérieux, le 740 est imbattable. Si tu veux un vélo propre et équipé de série, mets 500 à 800 € de plus.
Note importante sur le bonus vélo Intersport et les aides locales : le E-Summit 740 est éligible à la prime de conversion nationale (si tu scrappes un ancien deux-roues thermique) et à plusieurs aides régionales. Vérifie auprès de ta mairie et de ta région. Intersport propose aussi son propre financement en 3 ou 4 fois sans frais pour les membres de la Team, ce qui ramène la mensualité sous les 450 € sur trois mois.
Garantie et disponibilité des pièces : ce qu’il faut savoir
Nakamura applique plusieurs niveaux de garantie sur le E-Summit 740. Le cadre est garanti à vie (hors usure normale), ce qui est exceptionnel à ce tarif. Le moteur Naka E-Power Max bénéficie de 2 ans de garantie pièces et main-d’œuvre. La batterie est couverte 2 ans également, avec un seuil de capacité minimum après cette période. Les périphériques (transmission, freins, roues) suivent la garantie légale standard de 2 ans.
Gros atout : le réseau Intersport compte plus de 670 magasins en France, dont une grande partie dispose d’un atelier intégré. Si tu casses un rayon ou que tu dois remplacer une plaquette, tu déposes le vélo en point relais et tu le récupères 48 à 72 heures plus tard. Les pièces détachées spécifiques au moteur Naka E-Power Max sont centralisées chez le SAV national, ce qui implique parfois un délai de 10 à 15 jours pour certaines réparations lourdes. À garder en tête si tu dépends du vélo pour aller bosser.
Les alternatives à considérer face au Nakamura 740
J’ai retenu trois concurrents directs que tu devrais comparer avant de dégainer ta carte bleue. Chacun positionne le curseur différemment entre prix, couple moteur et équipement.
| Modèle | Prix | Couple moteur | Autonomie annoncée | Atout principal |
|---|---|---|---|---|
| Nakamura E-Summit 740 | 1 699 € | 100 Nm | 70 km | Couple moteur imbattable à ce tarif |
| Rockrider E-EXPL 520 | 1 899 € | 50 Nm | 70 km | Finition et SAV Decathlon |
| B’Twin Riverside 500 E | 1 599 € | 42 Nm | 70 km | Polyvalence route/chemin pour vélotaf |
| Cube Reaction Hybrid Performance 500 | 2 599 € | 85 Nm | 100 km | Moteur Bosch Performance Line et finition allemande |
Mon analyse : face au Rockrider E-EXPL 520, le Nakamura l’emporte sur le couple moteur (100 contre 50 Nm) et sur le prix (200 € d’écart), mais il perd sur la finesse de finition et sur la densité du SAV Decathlon. Le B’Twin Riverside 500 E est 100 € moins cher, par contre son moteur Brose moyeu à 42 Nm ne joue pas dans la même cour dès qu’il y a du dénivelé — oublie-le si tu roules en Béarn ou dans un relief marqué. Le Cube Reaction Hybrid demande un effort budgétaire de 900 € supplémentaires, mais tu gagnes un moteur Bosch, une fourche plus sérieuse et une finition qui tient dans le temps.
Au sein même de la gamme Nakamura, si tu hésites entre plusieurs versions, je t’invite à lire mon test du E-Summit LTD (70 Nm, 1 499 €) pour les gabarits plus légers, celui du E-Summit 700 pour le ticket d’entrée, ou mon avis sur le 740 Open pour le format cadre ouvert. Pour le haut de gamme tout-suspendu, direction le test du E-Summit 950, et pour une alternative gravel, mon test du E-Gravel.
À qui s’adresse vraiment le Nakamura E-Summit 740 ?
Après 127 km au compteur et deux types d’usage très différents, je peux te donner un avis clair sur le profil idéal de ce VTT électrique.
✅ Parfait pour : le cycliste citadin qui fait du vélotaf quotidien et s’autorise des sorties chemin le week-end ; le gabarit costaud (80 kg et plus) qui a besoin d’un moteur qui ne flanche pas en côte ; le pratiquant occasionnel qui veut un premier VTTAE sérieux sans dépasser 1 800 € ; celui qui vit dans une zone avec un magasin Intersport proche pour bénéficier du SAV de proximité.
⚠️ Moins adapté si : tu cherches un écosystème connecté poussé (navigation GPS, partage Strava automatique, compteur avancé) ; tu roules beaucoup de nuit et tu as besoin d’un éclairage intégré puissant de série ; tu es un pratiquant engagé qui attaque du single technique à haute vitesse (là, une vraie fourche air et des plaquettes métalliques sont indispensables) ; tu veux un vélo livré prêt à l’usage urbain sans investir dans des accessoires supplémentaires.
Bilan de mon essai : faut-il investir dans le E-Summit 740 ?

Le Nakamura E-Summit 740 est un cas intéressant. Sur son moteur, son châssis et son freinage, il joue dans la cour des VTTAE à 2 500 €. Sur ses équipements périphériques (éclairage, appli, selle, transmission), il reste ancré dans son tarif d’appel de 1 699 €. L’écart entre les deux est assumé par Nakamura et par Intersport : tu paies pour l’essentiel, tu complètes avec tes accessoires.
Mon verdict après ma semaine de vélotaf palois et ma sortie de 77 km sur le chemin Henri IV : c’est un achat malin pour qui accepte d’investir 80 à 120 € supplémentaires en accessoires dès le premier mois (selle confort, éclairage dynamique, garde-boue, éventuellement des poignées ergonomiques). Sinon, tu seras déçu par les petits détails alors que tu pensais avoir tout payé. Avec ce complément budgétaire, le 740 devient le meilleur rapport performance/prix de son segment, et je le recommande sans réserve à tout citadin qui veut basculer sur un VTTAE sérieux.
Fiche technique du Nakamura E-Summit 740
Voici la fiche technique complète du Nakamura E-Summit 740, vérifiée contre la notice officielle Intersport et mes propres mesures.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Moteur | Central Naka E-Power Max, 250 W, 100 Nm |
| Batterie | Intégrée amovible, 36 V / 460 Wh (12,8 Ah) |
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 70 km en mode Éco |
| Temps de charge | 5 h pour un cycle complet |
| Modes d’assistance | 4 (Éco, Sport, Boost, Naka Smart) |
| Écran | Console D-18, LCD couleur |
| Poids | 22,8 kg (taille M) |
| Tailles disponibles | S, M, L |
| Cadre | Aluminium, garantie à vie |
| Fourche | Suntour Boost 15 × 110, débattement 130 mm |
| Transmission | Shimano Advent 1 × 9 vitesses, cassette 11-42T |
| Freins | Shimano MT200 hydrauliques, disques 180 mm |
| Pneus | Mount Cronos 27,5 × 2,35″ avant / 27,5 × 2,25″ arrière |
| Éclairage | LED avant amovible (pas de feu arrière) |
| Connectivité | Application Naka E-Power (iOS / Android), Bluetooth |
| Prix public | 1 699,99 € chez Intersport |
FAQ – Tes questions sur le Nakamura E-Summit 740
Nakamura annonce 70 km avec la batterie 460 Wh. Sur ma sortie de 77 km à Pau (88 kg, mix route/chemin), il restait 20 % à l’arrivée. Je table sur 90-95 km en conditions mixtes, 55-70 km en usage Boost vallonné.
Oui. Son moteur Naka E-Power Max délivre 100 Nm de couple, soit l’équivalent d’un Bosch Performance CX. J’ai passé des rampes à 8 % sur le chemin Henri IV, sans jamais sentir le moteur flancher.
Le Nakamura E-Summit 740 pèse 22,8 kg en taille M avec batterie, selon la fiche Intersport. C’est dans la moyenne haute des VTTAE à 1 699 €, acceptable grâce à la répartition centrale du moteur au pédalier.
Le cadre aluminium du E-Summit 740 est garanti à vie par Nakamura. Le moteur Naka E-Power Max et la batterie 460 Wh bénéficient de 2 ans. Les périphériques suivent la garantie légale standard de 2 ans.
Oui, le Nakamura E-Summit 740 est éligible à la prime de conversion nationale en cas de mise à la casse d’un deux-roues thermique. Certaines régions proposent aussi des aides locales cumulables. À vérifier en mairie.
Le Nakamura E-Summit 740 est vendu en exclusivité chez Intersport, en magasin et sur intersport.fr au prix public de 1 699,99 €. Les membres Team Intersport profitent de la livraison offerte et de 100 jours de retour.
Oui, j’ai fait mes trajets domicile-travail à Pau une semaine avec. Le moteur 100 Nm est surdimensionné en ville, mais rassurant. Budget 80-120 € à prévoir pour garde-boue, éclairage et porte-bagages.
La console D-18 du Nakamura E-Summit 740 se pilote avec deux boutons : appui long pour allumer, appui court pour changer de mode, double-clic pour les infos. Notice PDF complète disponible sur intersport.fr rubrique SAV.

Produit de mauvaise qualité.
Le moteur a lâché à peine la garantie passée de 2 mois.
Sachant qu il a très bien été entretenu et qu il a peu rouler lié au Confinement.
INTERSPORT NE VEUT RIEN ENTENDRE !
Bonjour Favarin,
Merci de votre retour ! Désolé pour cette mésaventure avec le Nakamura E-Summit 740. En plus, c’est un de leur best-sellers… Bizarre ! J’espère que vous avez pu régler votre souci.
Cordialement.