Le début d’année 2026 marque une nouvelle direction pour Van Nicholas. La marque néerlandaise, connue pour ses cadres en titane haut de gamme, ne fait plus partie du portefeuille d’Accell Group. Après plusieurs mois de rumeurs, la vente est désormais actée. Derrière cette opération, on retrouve un contexte financier tendu, mais aussi une vraie volonté de repositionnement industriel.

L’essentiel de l’article :
- Van Nicholas est officiellement cédée par Accell Group début janvier 2026
- Le repreneur est Velo‑ce S.R.L., un industriel italien basé près de Milan
- La production va rester en Europe, avec un transfert progressif vers l’Italie
- Cette vente s’inscrit dans une stratégie plus large de désengagement chez Accell
Van Nicholas, une marque à part dans l’univers du vélo
On se rappelle de Van Nicholas comme d’un acteur à part. Dès ses débuts, la marque a misé sur le titane, un matériau exigeant, cher, mais apprécié pour sa longévité et son confort. Pas de volumes massifs ici, mais des vélos pensés pour durer, souvent orientés voyage, gravel ou longue distance.
Accell avait racheté Van Nicholas en 2011. À l’époque, l’objectif semblait clair : intégrer une marque premium dans un groupe déjà très large. Mais avec le recul, ce positionnement est resté assez isolé. Van Nicholas n’a jamais vraiment joué sur les mêmes terrains que les marques grand public du groupe.
Ces derniers mois, plusieurs signaux montraient que quelque chose se préparait. Le départ du directeur général historique, sans successeur annoncé, n’est jamais anodin. Ajoutez à ça un marché du vélo sous pression et une dette lourde côté Accell, et le scénario devient plus lisible.
Accell sous pression financière, une vente loin d’être isolée
Il faut replacer cette cession dans un contexte plus large. Accell cherche clairement de l’air. Le groupe multiplie les arbitrages pour tenir le cap, notamment après la dégradation de sa note financière.
Van Nicholas fait partie de ces actifs jugés non prioritaires. La marque est solide sur le plan de l’image, mais elle demande un savoir‑faire industriel très spécifique. Pour un groupe en phase de recentrage, le choix de vendre paraît assez logique.
Ce qui est intéressant, c’est que la vente ouvre aussi la porte à d’autres mouvements en 2026. Accell ne s’en cache plus : d’autres désengagements sont possibles. Van Nicholas est donc peut‑être le premier domino d’une série.
Si le sujet vous intéresse, on a justement détaillé cette situation dans cet article sur la note attribuée par fitch à Accel Group fin 2025.
Velo‑ce reprend les rênes et mise sur une production européenne
Le nouvel acquéreur, Velo‑ce S.R.L., n’est pas un inconnu dans le milieu. Basée en Italie, l’entreprise s’est construite autour d’une production intégrée, avec un vrai contrôle sur l’assemblage et les finitions. Jusqu’ici, elle produisait surtout des vélos utilitaires et familiaux, notamment via sa marque Veloe.
Avec Van Nicholas, Velo‑ce change clairement de registre. Le titane, ce n’est pas anodin. Ce matériau demande du temps, des compétences, et une chaîne de production bien rodée. Justement, Velo‑ce affirme vouloir internaliser progressivement cette fabrication dans son usine près de Milan.
Le stock existant va être transféré en Italie dès janvier 2026. La transition devrait durer entre quatre et huit semaines. Pendant ce laps de temps, les commandes en cours sont maintenues, et les revendeurs restent le point de contact principal pour les clients.
Sur le papier, l’opération est plutôt rassurante. Production européenne, continuité du réseau, et volonté affichée de rester sur du vélo d’aventure et de voyage. Reste à voir comment cela se traduira concrètement sur les prochains modèles.
Quel impact pour les cyclistes et le marché du vélo ?
Pour les propriétaires actuels de Van Nicholas, le message est clair : le service après‑vente continue via les revendeurs habituels. Pas de rupture annoncée sur ce point, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
Pour le marché, cette vente confirme une tendance de fond. Les groupes cherchent à se recentrer, pendant que des acteurs plus spécialisés récupèrent des marques à forte identité. On observe le même type de mouvement ailleurs, notamment dans le vélo électrique et les services associés.
Van Nicholas pourrait aussi gagner en cohérence. Entre une marque experte du titane et un industriel qui maîtrise sa production, l’équation a du sens. Reste la question du positionnement tarifaire et de l’élargissement de la gamme. Est‑ce que Velo‑ce cherchera à rendre le titane plus accessible ? Pour l’instant, rien n’est annoncé.
D’ailleurs, si vous voulez comprendre comment le secteur évolue côté usages et modèles économiques, cet article sur le leasing vélo en Europe est assez parlant.
FAQ – Van Nicholas et le rachat par Velo‑ce
Accell cherche à réduire sa pression financière. Van Nicholas, marque très spécialisée, ne faisait plus partie des priorités stratégiques du groupe.
La marque est reprise par Velo‑ce S.R.L., une entreprise italienne spécialisée dans la production de vélos assemblés en Europe.
Oui. La fabrication et l’assemblage vont être transférés vers l’Italie, dans l’usine de Velo‑ce près de Milan.
Oui. Le SAV et la maintenance continuent via le réseau de revendeurs existant, sans changement annoncé à court terme.
